Comité de pilotage du plan Ecole

Le comité de pilotage du plan Ecole s’est tenu jeudi 29 Janvier 2015 à la résidence de France sous la présidence de l’ambassadeur.

Une large audience composée de représentants de l’administration, des écoles, collèges et lycées, de parents d’élèves, d’enseignants et d’élus locaux.

L’ambassadeur a rappelé ses priorités :

-          Assurer un développement maîtrisé de l’offre conventionnée

-          Soutenir la qualité de l’enseignement dans le cadre de la concurrence mondiale

-          Renforcer la cohérence des offres complémentaires

Un point sur la rentrée 2014 a été fait :

-          6,200 élèves en établissements homologués, soit 213 places de plus qu’en 2013

-          Dont 4,374 élèves accueillis au Lycée Charles de Gaulle, soit 155 places de plus qu’en 2013

La rentrée 2015 se caractérisera par une nouvelle augmentation forte, avec 500 places créées au Lycée Churchill (1,100 places à terme).

Le Consul Général a formulé l’avis rédigé par le Conseil Consulaire, demandant que soient intégrés à la commission d’affectation du Lycée Charles de Gaulle des représentants des parents d’élèves et des enseignants, ainsi que des conseillers consulaires. Ceci afin que la commission ne soit pas uniquement composée de fonctionnaires. L’ambassadeur a clairement formulé son refus, sur l’argument principal que l’élargissement de cette commission rendrait les choses plus difficiles.

La question de l’envolée continue des frais de scolarité, avec son impact immédiat de discrimination sociale, a ensuite été évoquée, directement ou indirectement, par tous les participants. Parents d’élèves, enseignants et élus se sont inquiétés de cette augmentation constante et de l’absence de transparence sur les éléments constitutifs de ces augmentations. 

Un système éducatif dans lequel l’offre se développe, mais uniquement pour ceux qui disposent de revenus élevés, n’est pas satisfaisant. Ce n’est pas l’école de la république. Mais c’est bien la vision libérale, très anglo-saxonne, défendue par les élus conservateurs de Londres, parlementaire en tête. Ce n’est pas la nôtre et nous pensons que l’Etat doit utiliser son poids de financeur pour peser dans ces débats, au travers de son administration et des élus. Il ne s’agit d’enlever aux acteurs privés leur droit d’entreprendre, il ne s’agit pas d’encadrer ou de réglementer, il s’agit d’exiger une information et un droit de regard, et de participer aux décisions.

Je n’ai pas trouvé l’administration très réactive sur ces demandes et je n’ai pas non plus trouvé les représentants d’établissements privés très ouverts au sujet.

La réunion s’est terminée sur un sentiment étrange, celui que les préoccupations et questions principales des premiers intéressés, les parents d’élèves et les enseignants, avaient été juste poliment écoutées, rapidement, à la fin, pour la forme…

Posted on January 31, 2015 .