No pasaran

Aujourd'hui, à Paris, en plein jour, de sang-froid, des hommes lourdement armés et parfaitement organisés ont assassiné des journalistes. Ils ont cru réduire au silence des esprits brillants, fervents défenseurs de la liberté d’expression et de pensée.

Il n’en est rien.

Nous continuerons à penser et à nous battre pour défendre et améliorer notre société, parce que nous croyons qu’elle est bonne et juste. Imparfaite certes, mais bonne et juste, meilleure et plus juste que tant d’autres.

Peu m’importe leur convictions, ces gens sont des assassins et des terroristes, ils doivent être traités comme tels, avec une fermeté inédite et un déploiement de moyens sans précédent, Mais à l’intérieur des règles de notre état de droit, sans nous laisser entraîner aux amalgames, à l’arbitraire et à la violence qui structurent l’univers de ces assassins.

Et je crains que ce ne soit maintenant un défi Européen, qui appelle une réponse Européenne, voire plus large. N’oublions pas le soldat Rigby, assassiné récemment à l’arme blanche à Londres.

Ce grand banditisme d’une forme nouvelle naît chez nous. Il est généré par le fractures de notre société, il est aussi toléré, sinon encouragé, par des citoyens Français. Nous devons trouver le juste équilibre entre une réponse forte et juste, sans état d’âme, maintenant, et une réflexion sans concessions sur les nécessaires réformes de notre modèle de société, qui a participé à créer les conditions dans lesquelles de tels comportements déviants se développent.

Il faut désormais nous battre, avec la force de nos convictions et les armes de nos démocraties.

Comment vivre quand un être aimé a été assassiné ? Mon cœur saigne pour ces familles déchiquetées. Mes pensées vont vers elles.

La seule chose que je peux leur apporter est ma promesse de participer au combat, pour qu’ils ne soient pas morts pour rien. 

 

Posted on January 7, 2015 .