Le Front National et la violence, une vieille histoire…

Et soudain, tout devient transparent, lisible.

Parce qu’un journaliste fait son travail, parce qu’un historien cherche à mettre en perspective pour faire réfléchir, le FN s’embrase et se montre, sous le coup de la colère, pour ce qu’il est : un rassemblement de haines, un chaudron de violence sans limites, un empilement d’ignorance et d’imbécillité.

Parce que la question n’était pas de comparer le FN à Daesch, mais d’essayer de comprendre le lien éventuel entre des politiques d’inclusion (ou d’exclusion) et la poussée de mouvements identitaires.

Bien entendu, Mme Le Pen n’intervient pas sur le débat intellectuel de fonds, mais sur le simple fait que les noms du FN et de Daesch soient prononcés dans une même phrase.

Et elle publie sur Internet, sans protection ni floutage, des photos épouvantables d’hommes martyrisés dans des conditions ignobles.

A quoi pensait-elle ?

Aux enfants, qui pourraient voir ces photos ?

Aux familles de ces victimes ?

C’est là que se révèle la vraie nature du FN.

Pour Mme Le Pen, digne fille de son père, il n y a pas de limites à la violence, verbale, morale, physique, et il n y a aucun respect à avoir pour rien.

Seule compte la conquête du pouvoir, du pouvoir pour le pouvoir.

Pas pour améliorer la condition de la société, rendre notremonde meilleur, mais le pouvoir pour le pouvoir, pour l’exercer, pour pouvoir forcer, écraser, séparer, imposer ce qui est bon ou pas, sélectionner les « bons » et les mauvais…

Montrer ces photos sans pudeur, Mme Le Pen, relève de la même ignominie morale que d’oser dire que les camps de concentration sont un détail de l’histoire. Propos de votre père, président d’honneur et fondateur de votre parti.

Cela témoigne de la même perte de tout repère moral.

Je n’en suis pas étonné.

Posted on December 16, 2015 .